Si les murs pouvaient parler

Le château de Boucard n'a pas fini de nous cacher ses secrets. En venant visiter le château, vous pourrez venir observer les traces qu'ont laissé les différents habitants, utilisateurs ou constructeurs du château de Boucard. Simples signatures pour laisser une trace de son passage ou réelles indications concernant la construction du château, on ne fini pas de découvrir les inscriptions laissées sur les murs de Boucard.

Plusieurs hypothèses sont à formuler :

Des informations concernant les tailleurs de pierre :

A l'époque, les tailleurs de pierres étaient payés au nombre de pierres sculptéesA la X-ième pierre posée (pas de donné précise concernant le nombre de pierre)ils inscrivaient leurs noms sur celle ci. Cela leur permettait de se repérer dans leur travail et d'informer le maître d’œuvre de la somme à payer à la fin des travaux.

Constantin

Salmon Fils

L'abandon du château à la fin du 18ème siècle :

A la fin du 18ème siècle, les propriétaires du château ont fait le choix de déménager dans un château plus confortable que celui de Boucard. Le château était alors utilisé comme lieu de stockage pour les agriculteurs du coin. Ainsi, le grand salon est devenu grenier à blé. A cette époque, on peut imaginer que certains utilisateurs du château se sont amusé à inscrire leurs nomsCertaines gravures semblent avoir une toute autre histoire. 


Des interrogations concernant l'occupation du château/encore en suspens :



Sur la photo ci-dessus, on peut voir apparaitre l’inscription A.GODON IHS

Godon est un nom d'origine écossaiseassez présent dans le Berry, qui vient en fait du nom "Gordon". Rappelons que lors de la guerre de Cents Ans, le roi de France Charles VII remettra au nom de l'Auld Alliance, la seigneurie d'Aubigny sur Nère à John Stuart De Darnley, connétable de l'armée d'Ecosse. (source : http://www.berryprovince.com/l-essentiel-du-berry/cites-de-caractere/aubigny-sur-nere-la-cite-des-stuarts)

Quand à IHS, cela signifie "Iesus Hominum Salvator", soit "Jésus, sauveur des Hommes".

Que doit-on alors conclure de cette inscription ? C'est une question qui reste en suspens.


Et bien d'autres possibilités :


"A la bovnnigal"



"Epignol"

"Martin Jardinier"


Rosace